Grégory Decock

LE JE-NE-SAIS-QUOI ET LE PRESQUE-RIEN

ENCRES ET DESSINS          du 6 au 28 septembre 2013

 

Grégory Decock nous a habitué à ses interventions graphiques urbaines : ses détournements de panneau de signalisation à Bruxelles, son hommage à Brassens et à sa pipe à Sète ou son gigantesque passage piétons à Arles…
Avec ses relevés topologiques des bureaux de grands patrons, il passe dans la sphère de l’intime. Il collecte la trace, recense, comptabilise les objets,  tente un portrait d’un certain réel.
Aujourd’hui, dans ses encres et ses dessins, Grégory Decock nous invite à ce qu’il semble être une simple émotion graphique.
Car on est d’emblée saisi par cette plongée dans la couleur, ces encres qui tracent leurs chemins de manière aléatoire avec pour seul but de créer un objet visuel dans lequel nous pouvons nous projeter.
Les dessins sont d’une autre trempe. Ils agissent comme un transfert d’une réalité momentanée. La technique choisie nous renvoie à la gravure mais l’artiste y applique une volonté farouche de réduire la maîtrise du geste, de ne pas induire.
C’est le fil conducteur du travail de Grégory Decock : laisser le geste travailler seul, ériger l’aléatoire comme démarche artistique, laisser l’étonnement se produire.
Au final, Grégory Decock ne poursuit pas d’autre but : nous étonner, au sens philosophique du terme. C’est à dire reconnaître sa propre ignorance pour créer de la réflexion et du savoir.
C’est aussi le propre de l’art et Grégory Decock réussit à nous le rappeler avec simplicité dans ces très belles œuvres.

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Gregory Decock Press release