Kitoko

Kitoko, dans ces séries photographiques, travaille sur son propre corps. Le corps mis en scène,  tour à tour meurtri ou sublimé, jusqu’aux frontières de l’érotisme sans jamais céder à cette facilité.
Sous la forme d’autofictions, elle trace des portraits de femmes, pris sur le vif.

Elle joue des clichés, comme dans cette lapdance de la série rouge, pour mieux en extraire la solitude, le corps qui s’échappe.
Ou nous livre dans Trip une violence brute en noir et blanc, comme une danseuse de buto qui va cherche au fond d’elle même ce qui fait sa relation au monde. Des fragments de vie émergent de ces moments  d’intimité, de lâcher prise. Des images de femmes.

 

Kitoko works with her own body in this photographic series. The body is staged, scarred or sublimated in turn, to the limits of eroticism but without ever succumbing to it. Through autofiction, she creates portraits of women captured in snapshots.

Kitoko plays with clichés, such as the lap dance of the red series, to evoke loneliness, the body that slips away. Or offers us, in Trip, raw violence in black and white, like a Butoh dancer who looks deep within for her relation to the world without. Fragments of life emerge from these moments of intimacy and release. Images of women.