Michel Cadière

Michel Cadière, démiurge du trait noir, domine des espaces où le dessin s’arroge des pouvoirs sur le monde des hommes grâce à l’illusion. Les jeux, les livres, le cinéma, les symboles, la mythologie, les petits objets à système occupent un atelier suiveur fidèle, fait de pages blanches, d’encres et de crayons, en résidence nomade dans un sac en plastique. Ses livres se complexifient, labyrinthes de papier des labyrinthes dessinés. Subtil thuriféraire du lien invisible mais effectif, il se plaît à égarer le lecteur là où lui- même ne se perd jamais. Le jeu entre le noir et le blanc, en masses ou en fins traits, confère à ses œuvres un caractère foisonnant, une unité essentielle et vivante. Le dessin est partout sur la feuille, laissant parfois percer des échappées colorées de délicates teintes pastel.

Joëlle Busca Critique d’art

 

 

Il y a dans les dessins de Michel Cadière, un aspect labyrinthique, on se laisse porter par les méandres et les différentes pistes et chemins qu’il empreinte. Ce voyage est aussi initiatique, il nous emmène sur des rivages à découvrir, entre les noirs et les blancs, ces personnages, ce foisonnement de situations qui nous renvoi aussi bien à Bosch qu’au surréalisme. Son œuvre qu’elle prenne pour sujet les tarots ou la naissance du monde et les mythologies, est une longue narration, comme dans son dernier travail Effrayante lignée — une fresque aux éléments interchangeables mais se raccordant toujours. Et puis il y a cette force du dessin dans son apparente douceur, un jeu permanent entre noirceur et candeur.

José Monplet Galerie Pannonica

 

DOSSIER DE PRESSE / PR EXHIBITION

BACK TO WORKS